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Éditorial    
Petit bonjour

Khalil HACHIMI IDRISSI La société espagnole est une société moderne et de progrès mais elle s’accommode du fait colonial espagnol au Maroc.


Les forces centrifuges en œuvre en Espagne tendent à s’accélérer. Le séparatisme basque et catalan, notamment, multiplie les attaques contre Madrid. Ces séparatismes manifestent de plus en plus fermement leur volonté de vouloir délier leur destin de celui de la nation espagnol. C’est une vraie épreuve politique pour le pouvoir central espagnole d’autant plus que ces régions bénéficient d’une autonomie très avancée qui leur confère, sur la forme et sur le fond, des pouvoirs quasi «étatiques». Mais il est connu que tout système autonomique — une perversité endogène — a, naturellement, vocation, d’autant plus qu’il marche bien, à demander constamment davantage d’autonomie et ce jusqu’à la réalisation d’une séparation totale. Il porte cela en ses gènes. C’est, aujourd’hui, le cas catalan et basque. Le paradoxe espagnol veut que tout ce qu’ils refusent pour eux, ils sont enclins à vouloir nous l’imposer. Madrid refuse le séparatisme en Espagne mais le préconise pour le Maroc. La société espagnole est une société moderne et de progrès mais elle s’accommode du fait colonial espagnol au Maroc. Les exemples sont nombreux qui vont, par exemple, de la gestion du fait migratoire à l’exploitation de ressources halieutiques. Le séparatisme du Polisario, quant à lui, veut passer directement à la case indépendance en sautant la case autonomie. Or, l’autonomie est la meilleure — et l’unique — solution pour sortir les séquestrés de Tindouf de l’impasse inhumaine dans laquelle ils sont maintenus et trouver une solution durable au problème. Pour le reste, tout le monde sait, aujourd’hui, que le Maroc ne se défera jamais du tiers de son territoire pour le donner à l’Algérie par Polisario interposé. C’est en ce sens que le cas catalan  et le cas basque sont différents. Notre problème à nous c’est qu’il met en jeu un Etat voisin, soutenant les séparatistes, qui cache mal ses appétits sur ce territoire puisqu’il a été jusqu’à proposer le partage. C’est dire.
Le 15-09-2008
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI
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