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Chronique Judiciaire    
France : le kamikaze de l’A4 mis en examen pour assassinat

D’après l’autopsie, la victime a été tuée dans son sommeil de plusieurs coups de marteau assénés à la tête.


Mohamed Chouikine fut brûlé à 70%. Il est resté de longues semaines entre la vie et la mort. Il a finalement survécu. Quatre mois après, en début de la semaine dernière, un juge d’instruction s’est rendu à son chevet, au CHU, pour le mettre en examen du chef d’ assassinat. Son écrou en milieu hospitalier a suivi. Mohamed Chouikine avait été évacué la nuit même des faits au centre des grands brûlés de Clamart, en région parisienne. Les gendarmes de la section de recherches de Reims l’ont placé en garde à vue, jeudi dernier, en milieu hospitalier. Ils ont pu l’interroger. Son premier contact avec les enquêteurs n’a d’ailleurs rien apporté de nouveau. En fait, il ne se souvient pas d’avoir tué sa femme. «Il a tenu des propos extrêmement confus liés à son état de santé», confirme M.Belargent. Le scénario du crime reste donc celui échafaudé à l’époque. Une jalousie obsessionnelle, la certitude d’avoir perdu pour toujours celle qu’il aimait apparaît comme la clé du drame. Le week-end précédant la soirée du 27 octobre, Marie Rita Hoareau avait confirmé à Mohamed Chouikine, 58 ans, que tout était fini entre eux, qu’elle ne l’aimait plus. Il ne l’a pas supporté. D’après l’autopsie, la victime a été tuée dans son sommeil de plusieurs coups de marteau assénés à la tête. L’homme l’aurait ensuite transportée dans son Renault Espace garé devant la loge du lycée Arago. De là, il se serait rendu au quartier des Châtillons, dans la maison de sa belle-mère décédée trois ans auparavant, pour prendre un bidon d’essence et une bouteille de gaz. Il a ensuite rejoint l’A4 et s’est garé sur la bande d’arrêt d’urgence, sous le pont de l’avenue de Champagne, au niveau de l’échangeur Saint-Remi. Le corps de Marie Rita Hoareau était déposé à l’avant, la bonbonne de gaz à l’arrière. L’essence fut déversée dans l’habitacle, puis le véhicule incendié. Il s’embrasait immédiatement. Mohamed Chouikine a été touché par les flammes. Il s’est effondré sur la chaussée. Croyant à un accident, un automobiliste s’est arrêté pour porter secours. Il était 23 h 30. La bouteille de gaz a explosé. Il a raté son suicide. Tout laisse à penser qu’il voulait mourir avec sa compagne. Quinze minutes avant, il avait laissé un message explicite sur le répondeur téléphonique de sa belle-sœur : «Adieu ! T’as plus de beau-frère, t’as plus de sœur».
Le 16-03-2010 à 12:21
Par : Agence
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