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2009, une année cruciale au processus de négociations

Mohamed Yassine Mansouri, Ban Ki-moon et Taïeb Fassi Fihri Bloquées depuis début janvier 2008, en raison de l'obstacle algérien, les négociations sur le Sahara marocain reprendront en 2009, à la faveur de l’offre d’autonomie qui a recueilli une adhésion internationale remarquée.


Après une année blanche en 2008, le processus de négociations sur le Sahara reprendra de plus belle en 2009. Le Polisario, à l’origine avec l’Algérie du blocage de ce processus, se trouve le dos au mur, depuis notamment le rapport accablant de l’ex-médiateur onusien Peter van Walsum, qui avait conclu en avril 2008 à «l’impossibilité» de l’option de « l’indépendance ». Le successeur du diplomate néerlandais, l’américain Christopher Ross, dont la nomination officielle se fera très prochainement par le SG de l’ONU, Ban Ki-moon, ne manquera pas de rappeler au Polisario, et à son mentor algérien, la même exigence de s’aligner sur l’offre marocaine d’autonomie, saluée par toutes les résolutions du Conseil de sécurité (1754, 1783, 1813). Christopher Ross, qui occupait sous l’administration Bush le poste ultra-sensible de coordinateur de la lutte antiterroriste au département d’Etat, est donc appelé à commencer là où a fini son prédécesseur, Peter van Walsum. «Il y a de très bonnes idées sur la table des négociations», avait affirmé fin 2008 le département d’Etat américain. «La nomination d’un Américain au poste de médiateur n’inspire aucune crainte, il n’y aura sans doute pas de changement dans la conduite des Américains dans l’affaire du Sahara», certifie un observateur du dossier. Ancien coordinateur de la lutte antiterroriste au secrétariat d’Etat américain, Christopher Ross est mieux placé que quiconque pour mesurer le danger terroriste que peut représenter le Polisario, à court ou moyen terme, non seulement pour la région du Maghreb, mais pour la stabilité même des alliés européens des Etats-Unis. Convaincus du bien-fondé de l’offre marocaine d’autonomie, la seule et réelle alternative au statu quo stérile voulu par Alger, les Etats-Unis avaient appelé le Polisario à maintes reprises à «œuvrer avec le Maroc pour trouver une solution politique au différend». «Washington est de plus en plus inquiète à l’idée que la région sahélo-saharienne ne se transforme en vivier de terroristes», affirme un spécialiste de l’affaire. Le Centre européen d’intelligence stratégique et de sécurité avait déjà mis en garde dans un rapport publié en 2008 contre une reconversion désastreuse du front Polisario en organisation terroriste. Le Centre évoque des relations louches entre le front séparatiste et l’Organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, lesquels seraient à l’origine des agressions en série perpétrées contre l’armée mauritanienne.
Le 02-01-2009
Par : M’Hamed Hamrouch
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