Le SG de l’ONU nomme le diplomate américain Christopher Ross «envoyé personnel au Sahara»
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Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a nommé officiellement le diplomate américain Christopher Ross nouvel «envoyé personnel au Sahara», en remplacement du diplomate néerlandais Peter van Walsum.
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C’est désormais officiel, le secrétaire général de l’ONU a
désigné Christopher Ross nouvel « envoyé personnel au Sahara ». Ce qui
ressemblait à une rumeur vient ainsi de se confirmer, à la faveur d’une
relance tant attendue du processus de négociations bloquées depuis
janvier 2008. Le diplomate américain, qui occupait le poste de
coordinateur de la lutte antiterroriste sous l’administration Bush,
succède au Néerlandais Peter van Walsum, l’architecte du mémorable
rapport concluant à « l’impossibilité » de l’option de
« l’indépendance » prônée par le Polisario et l’Algérie. La désignation
de son successeur américain, Christopher Ross, ne changera pas
grand-chose à la donne, les Etats-Unis, ainsi que d’autres pays
influents au sein du Conseil de sécurité, ayant déjà affirmé que les
négociations devront repartir sur la base des conclusions audacieuses
de Peter van Walsum. Cette affirmation confirme, en effet, une
revendication formulée par le Royaume du Maroc, appelant à la prise en
considération par le nouvel envoyé personnel de Ban Ki-moon des
conclusions livrées par M. Walsum le 15 avril 2008 au Conseil de
sécurité. Selon ces conclusions, l’offre marocaine d’autonomie, et
seulement l’offre d’autonomie, demeure «réaliste » et «réalisable»,
envers et contre la pseudo -proposition du Polisario qui n’est
finalement qu’un «remake» de sa thèse éculée, «irréalisable au
demeurant », de « l’indépendance ». C’est sur la base de l’autonomie,
et rien que sur la base de l’autonomie, que seront ainsi relancées les
négociations, dont le lieu et la date restent à déterminer. A cet
effet, les Etats-Unis, et aussitôt après l’annonce de la désignation de
Christopher Ross, se sont empressés à recommander la poursuite du
processus de Manhasset. La désignation de M. Ross montre, ou plutôt
démontre, la détermination de Washington à régler ce conflit vieux de
32 ans, et qui continue d’hypothéquer inutilement l’avenir de la région
du Maghreb, à la faveur du danger terroriste qui prospère dans la
région sahélo-saharienne. La nouvelle secrétaire d’Etat américaine,
Hillary Clinton, peut compter sur l’expérience de Christopher Ross pour
faire avancer ce dossier. Parfait arabophone, fin connaisseur de la
région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), M. Ross se présente
aujourd’hui comme l’homme convenable pour ménager une porte de sortie à
ce conflit. |
| Le 12-01-2009 |
| Par : M’Hamed Hamrouch |
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