Olmert refuse de démissionner
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Avec une popularité en chute libre, le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, s’accroche à son poste en dépit du rapport accablant sur la guerre contre le Liban.
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Comme prévu, le rapport de la commission d’enquête israélienne sur la guerre du Liban a été rendu public lundi 30 avril. Les conclusions de ce rapport sont déjà connues. D’ailleurs, la presse israélienne s’en fait l’écho depuis presque deux semaines. En imputant la «responsabilité» des échecs de l’offensive israélienne contre le pays de Cèdre au Premier ministre Ehoud Olmert, à son ministre de la Défense, Amir Peretz, et l’ancien chef d’état-major Dan Halutz, le juge Eliahou Winograd, président de la commission d’enquête, n’a surpris personne. Et comme prévu, Ehoud Olmert, dont la cote de popularité connaît une chute vertigineuse, a refusé de rendre son tablier. «Nous étudierons bien évidemment vos conclusions et ferons en sorte qu’en cas de scénario de menace future contre Israël, il soit remédié aux difficultés et aux erreurs que vous évoquez», s’est-il contenté de dire. Même si «la corde se resserre» autour du cou du Premier ministre, comme a écrit certains journaux israéliens à la veille de la publication du rapport, ce dernier continue à agir comme si de rien n’était. Comme si la réaction disproportionnée de l’Etat hébreu n’avait pas provoqué d’énormes dégâts au Liban et causé la mort de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, en emportant 119 soldats de Tsahal et de 41 civils en Israël. Et aucun des objectifs fixés par l’état-major israélien ne fut atteint. Pis encore, l’offensive israélienne n’a fait que renforcer le Hezbollah plongeant le Liban dans une grave crise politique où le bras de fer entre anti et pro syrien s’est acheminé vers une guerre de tranchées. Ehoud Olmert qui, à la tête du Parti Kadima, avait remporté les élections du 28 mars 2006 en brandissant l’image d’Ariel Sharon, n’a visiblement retenu de son «mentor» que l’aspect arrogant et sanguinaire. En minimisant les retombées du «rapport Winograd», le chef du gouvernement hébreu fonce droit vers le mur. En tout cas, la presse israélienne en est convaincue. «L’entourage d’Olmert a conscience de l’amère vérité : il ne peut rester Premier ministre après un tel rapport», estime le quotidien Maariv.«Jamais des choses aussi sévères n’ont été écrites au sujet d’un Premier ministre que dans le rapport Winograd», renchérit le "Yedioth Ahronoth". Mardi, Eitan Cabel, ministre et secrétaire général du Parti travailliste, sentant le danger a préféré quitter le navire. «Je ne peux plus faire partie d’un gouvernement dirigé par Ehoud Olmert», a-t-il affirmé. «Je mettrai tout en œuvre pour que le Parti travailliste quitte la coalition», a-t-il ajouté. Pendant ce temps, Ehoud Olmert continue à jouer le mauvais perdant puisque après tout il n’a plus rien à perdre. Son impopularité a déjà atteint le sommet.
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| Le 02-05-2007 |
| Par : Rachid Abbar avec Agences |
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