Journal marocain, quotidien marocain d'informations générales
Recherche

Recherche avancée

Mon journal  Mon journal :  S'identifier  |  S'abonner
Accueil Newsletters Archives Sectoriels Dossiers Régions  Accueil » International   |   Il y a 316 visiteurs sur le site

International    
Vers une interdiction du parti au pouvoir

La Cour constitutionnelle turque se rapprochait mercredi d’une décision sur une éventuelle interdiction du parti au pouvoir, accusé d’ « activités antilaïques », au troisième jour de ses délibérations à Ankara.


Les onze magistrats, qui ont siégé douze heures par jour depuis lundi, débattent sur la demande du procureur général d’interdire le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), et d’interdire d’appartenance à un parti pendant cinq ans le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, le président Abdullah G l, et 69 autres membres de l’AKP. La Cour a trois options: accepter le recours, le rejeter, ou priver le parti de financement public. Sa décision doit être prise par au moins sept des onze juges. Ceux-ci ont prévu de débattre tous les jours jusqu’à ce qu’ils arrivent à une décision. Une dissolution de l’AKP entraînerait très probablement des législatives anticipées, de forts remous politiques et économiques, et des tensions avec l’Union européenne, à laquelle la Turquie souhaite adhérer. Cette procédure est la première ouverte en Turquie contre un parti au pouvoir, et la seule de ce type connue au monde dans un système démocratique. Jusqu’ici, la Cour constitutionnelle, créée en 1962, n’a pas hésité à fermer 24 partis politiques, visant particulièrement les formations islamistes et pro-kurdes. Le procureur général Abdurrahman Yalcinkaya soutient que « la République laïque n’a jamais connu un aussi grand danger » et accuse l’AKP d’instrumentaliser la démocratie dans le but d’imposer la charia, ou loi islamique.
L’AKP, qui peut se targuer du soutien de près de 47% des électeurs (son score aux législatives de 2007), rejette les accusations et dénonce un « coup d’Etat judiciaire » pour l’éjecter du pouvoir. Les délibérations interviennent dans une atmosphère de tensions exacerbées par un double attentat dimanche à Istanbul qui a fait 17 morts et n’a pas été revendiqué. Le pays est également troublé par une autre procédure en justice impliquant 86 prévenus, après la découverte d’un réseau ultra-nationaliste, Ergenekon, accusés d’avoir créé une organisation terroriste armée pour semer le chaos et créer un climat favorable à un coup d’état militaire. Créé en 2001 et arrivé au pouvoir l’année suivante, le Parti de la Justice du Développement est le résultat d’une scission au sein du parti islamiste Fazilet, interdit la même année pour « activités antilaïques ».

• Florence Biedermann (AFP)

Le 31-07-2008
ImprimerImprimer | Envoyer à un ami(e)Envoyer à un ami(e) | Format PDFFormat PDF


  A lire aussi :

Les Petits Déjeuners de l’Excellence
M. Belhaj

Les Petits Déjeuners de l’Excellence : les défis économiques de l’Oriental
Affaire du Sahara
Ouverture du 4ème round de négociations de Manhasset

Ouverture du 4ème round de négociations de Manhasset

Newsletter
Mon journal

Chaque matin les titres d'Aujourd'hui Le Maroc en avant première dans votre boite e-mail.

  
Régions

- Beni Mellal : protéger l’environnement
- Guelmim-Smara : 161 certificats négatifs accordés au 1er semestre
- Oujda : la commune présente son bilan

Cote du Gouvernement

Indice de satisfaction du mois de septembre

Cote du Gouvernement

Parmi les membres du gouvernement votez pour celui dont l’action vous semble la plus satisfaisante

Sondage

Pensez-vous que les tarifs de l'ADSL au Maroc sont :

Pas chers
Chers
Trop chers

Baromètre de Confiance

Classement des 100 personnalités Marocaines
  Classement des 100 personnalités Marocaines


Qui sommes-nous ? | Publicité | Job | Nous contacter | Espace lecteurs | Service clients Aujourdhui.ma | Favoris |

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Aujourd’hui le Maroc 2010.Powered by : Arcanes Technologies