Le sommet de Copenhague, qui aura lieu en décembre prochain, sera l’occasion de parvenir à un accord global pour lutter contre le changement climatique. Les défis sont nombreux.
Cela a déjà été reconnu en 2007 avec l’adoption du Plan d’Action de Bali à travers lequel la communauté internationale se compromettait de façon unanime à lutter conjointement contre le changement climatique. Cet esprit a accompagné l’analyse et l’étude des premières propositions à ce sujet en 2008. En 2009 auront lieu les véritables négociations avec la 15ème Conférence des parties de la Convention cadre de Nations unies pour le changement Climatique en décembre, à Copenhague, comme dernier jalon où se décidera le succès du processus. Le changement climatique est la menace la plus importante jamais connue pour la biodiversité de la Terre, ses ressources naturelles, l’agriculture et l’accès aux aliments, l’éradication de la pauvreté et la disponibilité en eau. L’humanité a besoin d’atteindre un accord fondé sur l’équité, l’intégrité environnementale et l’ouverture aux différents moyens dont nous disposons pour arrêter le réchauffement global et assurer les capacités nécessaires pour résister aux scénarios climatiques les plus probables dans le futur proche. Tenant compte de ces trois principes, nous espérons que les Nations unies et les gouvernements parviendront à une meilleure utilisation des différents outils dont nous disposons. Les défis sont nombreux. Il faut arrêter la déforestation, coopérer en matière d’accès à l’eau et aux aliments, protéger la terre de la dégradation et de la déforestation, élaborer des politiques de couverture des risques et de protection des sociétés et des peuples les plus vulnérables, et construire une confiance commune en nos capacités pour le faire. Le changement climatique touche déjà plusieurs régions en menaçant l’accès à l’eau potable et à l’énergie à des prix raisonnables et met en danger l’aboutissement des objectifs de développement du millénaire. Mais il y a aussi des éléments attractifs inhérents aux outils dont on a besoin de mettre en œuvre : c’est un grand stimulant pour l’innovation, pour réduire la production de résidus, pour investir dans de nouvelles formes d’énergie et de production industrielles propres, pour réformer un modèle économique qui ne peut pas durer longtemps... C’est la raison pour laquelle ce grand problème environnemental s’est converti en un élément catalyseur des transformations de nos modèles de production et de consommation. Le changement climatique a besoin d’une action urgente qui ne peut être retardée par la situation économique actuelle. Il faut atteindre un accord global et exhaustif à Copenhague sur le régime climatique global pour la période post-2012, basé sur la science et qui investira en adaptation du transfert technologique et en un modèle, plus neuf et beaucoup plus conscient, de financement pour le développement ; tout cela encadré dans une vision conjointe sur la manière d’atteindre une transition vers un patron de développement bas en carbone et respectueux envers l’environnement. L’accord est un bon élément pour impulser les investissements du secteur privé dans le futur et surtout un stimulant dans l’action nécessaire à la sauvegarde de la valeur la plus remarquable pour l’être humain : maintenir le monde sous les conditions qui ont permis à notre espèce de vivre et de croître dans cette planète. Copenhague n’est pas la solution, mais c’est une condition préalable où le succès est nécessaire. Il sera vital de nous mettre d’accord sur la distribution des efforts pour mitiger la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère jusqu’à atteindre des valeurs sûres. Il faut aussi assurer les flux des ressources additionnelles et prédictibles qui facilitent l’établissement de mesures dans les pays en voie de développement, non seulement pour réduire les émissions mais également pour s’adapter aux effets du changement climatique. Les institutions et les fonds existants devraient être renforcé, en maximisant leur coordination et l’utilisation efficiente des ressources, et en aidant à la spécialisation institutionnelle et à l’introduction transversale des critères de résistance au scénario climatique le plus probable et la solution la moins intensive en carbone dans les voies normales de financement du développement.La coopération dans l’observation du climat et ses effets ainsi que les politiques d’adaptation seront cruciales. On devra mettre l’accent sur l’ingénierie en matière énergétique et en eau pour en garantir l’accès dans un scénario climatique différent dans le monde. Finalement, l’appui international aux politiques nationales pour éviter la déforestation semble être l’un des éléments les plus significatifs pour préserver notre climat et notre biodiversité. Il sera primordial de renforcer la cohérence des cadres régulateurs nationaux pour stimuler les changements nécessaires dans cette période si courte.Les marchés de carbone et les mécanismes appuyés sur les projets joueront un rôle clé. D’autres éléments essayeront de faciliter ces objectifs, comme par exemple, la coopération pour renforcer la capacité d’intégration de nouvelles technologies, où le rôle de la nouvelle Agence internationale d’energies renouvelables, IRENA, peut être d’une grande aide. Et, finalement, on ne peut pas oublier la nécessité d’impulser les politiques I+D+i, en promouvant également dans ce terrain, la coopération internationale, et en particulier dans les domaines de l’observation et du suivi, en renforçant les systèmes d’information pour que la gestion du carbone soit consistante et de confiance. Le défi est très complexe, mais le résoudre est une responsabilité inéluctable pour nous tous. Comme l’avait dit Albert Einstein, «On ne peut pas résoudre les problèmes qu’on a aujourd’hui en réfléchissant de la même manière qu’on réfléchissait quand on les avait provoqués». En conséquence, nous avons besoin de grandes doses d’audace et d’efforts, pour pouvoir combiner tous les éléments impliqués dans les quantités adéquates qui nous permettent d’atteindre le succès.
Par José Luis Rodríguez Zapatero Président du Gouvernement d’Espagne
Sport » Sport et nationalité Huit athlètes marocains ont participé aux Jeux olympiques de Pékin avec d’autres nationalités. L’athlète marocain Adil Ramzi, par exemple,...
Société » Une femme caïd La femme marocaine vient de réaliser une nouvelle victoire dans sa lutte pour l’égalité de genre en accédant, pour la première fois dans...